Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi

Elise – 22 ans :

Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi – Katherine Pancol

écureuils
Si vraiment tu veux te faire du mal

Livre suite d’une série contenant déjà deux opus complètement inconnus de ma personne. Bien qu’après réception de celui-ci le design, assez original, de la couverture m’évoque quelques souvenirs d’étagères de best-sellers à la Fnac.

Un peu inquiet de ma capacité à comprendre l’histoire sans les briques des deux précédents livres, je suis assez rapidement rassuré car le livre résume et répète beaucoup ce qu’il s’est déjà passé. Même si j’ai surement manqué quelques pérégrinations de nos protagonistes, cela ne m’empêche pas de comprendre la personnalité des différents acteurs, ainsi que leurs intentions.

Premières impressions ; c’est un livre facile à lire, écrit sans trop de prétention verbeuse ni figure de style obscure. Des personnages attachants, essayant désespérément de s’inscrire dans le réel, caricaturaux dans leurs objectifs et leurs réactions.

Après 400 pages de lecture, je suis déjà assez lassé des personnages, de leurs quêtes de l’amour, de leurs peurs insipides et de leurs relations les uns vis-à-vis des autres. Une ado qui vient de voir son copain partir au loin et qui a peur de le perdre pour toujours, l’autre est une adulte, magnifique parait-il et qui traite n’importe quel être humain comme un déchet venant garnir la montagne d’immondice qui lui permettra de gravir les échelons de la mode. La mère hantée par l’ombre de sa sœur parfaite et décédée, qui n’arrive pas à se décider à rejoindre l’homme qu’elle aime parce que … et bien visiblement c’est compliqué, mais uniquement dans sa tête. Le petit fils illégitime de la reine d’Angleterre, beau comme un dieu, qui fait une crise identitaire somme toute assez justifiée, et enfin un enfant génie qui désespère sa maman poule. Bref, une belle brochette de champions dont les aventures sont plutôt sympathiques, sans être palpitantes.

Arrive, enfin, la fin du livre, et c’est le grand n’importe quoi. On vomit de la happy end sur le lecteur pour lui faire aimer la vie, pour lui dire que peu importe les épreuves que l’on traverse dans la vie, l’amour, la famille et l’amitié triompherons. Aucune morale, aucune intrigue vraiment sérieuse, juste un ensemble de personnage qui font à peu prêt n’importe quoi, dont les histoires s’entrecoupent, et qui sont heureux à la fin. Entre la pimbêche de service, qui à force d’utiliser ses « amis » jusqu’à la moelle et de mentir, fini par décrocher son job de rêve ; la mère qui manque de confiance en elle, de trouver le bonheur en un coup de tunnel sous la manche, ou l’enfant prodige qui développe des supers pouvoir télépathique pour aider son père …. On en perd la tête, et on est bien content que ça s’arrête.

Lorsque que je me suis renseigné sur l’auteure et ses précédentes créations auprès d’amis ou sur internet, le sentiment général est que ce livre en particulier ne fait pas spécialement honneur à l’écrivaine ainsi qu’à son récit. Toutefois ça m’a vacciné, et à moins qu’un autre match ne me le recommande, je vais essayer d’éviter cette lecture autant que le dernier livre de Guillaume Musso.

Elise a arrêter de me répondre juste après que j’ai fini la lecture de ce livre.

PS : critique écrite un an après la lecture.

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