Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une

Loïs – 24 ans :

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une – Raphaëlle Giordano

Lois est possiblement une jeune femme; dur à dire car elle n’a ni photo ni description. Généralement je ne prends même pas la peine de discuter, mais je n’avais absolument rien à lire et pas grand chose à perdre. Me voilà donc avec un livre au titre bien trop long et pas beaucoup d’attente si ce n’est une histoire de redécouverte de soi à la Marc Levy.

On retrouve Camille une jeune femme dans la deuxième moitié de la trentaine qui a une vie qui me semble être d’une banalité frappante; bloquée dans un boulot où elle s’estime sous-estimée et surexploitée, dans un mariage d’amour mais dont la passion a déserté le quotidien, depuis la naissance de son fils qu’elle n’arrive pas à comprendre et qui l’a laissé avec un corps qu’elle n’aime pas. Lors d’un de ses déplacements professionnels, perdues en pleine campagne, un pneu éclate alors que le ciel déverse un torrent sur la route. Sans voiture, sans réseau et sans parapluie, elle trouve une maison aux airs d’oasis vu sa situation. Les deux occupants, un couple relativement âgé, l’accueillent bien volontiers et avec gentillesse, cette prévenance fait céder le barrage de sa frustration et elle fond en larmes au milieu du salon d’inconnus. Claude, son hôte, la réconforte autant qu’il est possible de réconforter quelqu’un dont on ne connait rien, c’est à dire en écoutant avec autant d’empathie que possible. Après avoir écouté Camille s’étendre sur l’ampleur et les raisons de son vague à l’âme, Claude lui diagnostique une « routinite aiguë » dont il sait tout vu qu’il serait apparemment routinologue de profession. Avant de se quitter, il lui donne sa carte et lui propose un rendez-vous dans son cabinet pour en discuter plus amplement.

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Très situationnel

Mon introduction peut sembler un peu trop détaillée en comparaison de mes critiques habituelles, mais c’est parce que je pense qu’une grosse partie du livre repose sur l’identification d’une situation qu’on juge inacceptable depuis bien trop longtemps mais contre laquelle on décide de ne rien faire, et ce pour une multitude de raison, pas le temps, pas l’argent, pas la motivation, etc …

S’en suit une sorte de thérapie par l’action pour faire retrouver à Camille le contrôle de sa vie comme elle l’entends, cela passe par l’accomplissement des ses objectifs personnels (meilleur entente avec son fils, régime, libido), ou professionnels (quitter le statue quo, se trouver un rêve qui l’anime). Claude la guide à chaque étape en lui donnant des sortes d’épreuves, défis pour lui rendre sa confiance en elle et qu’elle se persuade de mériter mieux que ce qu’elle a aujourd’hui.

Même si je ne suis pas forcément fan de ce genre de procédé/moral, il faut admettre que j’ai trouvé certains aspects assez intéressants et plutôt pertinents sur la vision que l’on peut avoir de soi-même et l’impact assez direct qui en résulte sur notre vie quotidienne. Par exemple, comme je l’ai dit précédemment, Camille ne se sent plus aussi belle qu’avant sa grossesse et sa vie de couple, elle a essayé de nombreux régimes qui n’ont jamais tenu et ne se trouve donc plus très belle. Claude lui conseil de s’imaginer comme étant une actrice qu’elle admire quand elle marche dans la rue, et l’image positive d’elle même qu’elle forme progressivement l’aide assez naturellement à maintenir un régime et des habitudes plus saines. Se parallélisme entre le corps et l’état d’esprit ne me semble pas dépourvu d’intérêt et d’une certaine vérité.

Bref, Camille se reprend en main, retrouve l’étincelle avec son mari, réinstaure la communication avec son fils et parvient même a lancer avec succès son magasin, et c’est alors que Claude révèle qu’il n’est pas routinologue de profession, mais un simple architecte. Toutefois il explique alors que lui aussi, il y a quelques années est passé par une phase de désespoirs similaires et qu’un homme lui était venu en aide de la même manière, et que maintenant, c’était au tour de Camille d’offrir son aide et son expérience pour permettre à quelqu’un d’autre de réaliser son vrai potentiel et ainsi continuer la chaîne de bonnes actions.

Un livre assez bien écrit, et donc plutôt facile à lire, toutefois ça reste un de ces ouvrages de bien être, celui-ci est juste déguisé en roman et de manière pas très subtil. Je suis très content si cela peut aider des gens mais je suis tout de même sceptique de ce genre d’ouvrage qui explique que tout le monde peut faire des choses incroyables, il faut juste de la motivation et de l’huile de coude. C’est surement mon côté un peu pessimiste mais je ne pense pas qu’avoir la folie des grandeurs soit sain pour tout le monde, et je suis un fervent défenseur de trouver son bonheur dans les petites choses de la vie. Je m’explique, tout le monde ne pourra pas avoir son boulot de rêve, par contre je pense qu’il est possible de trouver un travail que l’on trouve satisfaisant et d’apprendre à définir sa vie par les aspects autres que son travail. Tout le monde ne trouvera pas l’amour éternelle, et je ne pense pas que ça soit un échec à partir du moment où on accepte d’être heureux par soi-même et de ne pas définir son bien être comme dépendant de l’amour avec une autre personne. En résumé, j’ai des divergences d’opinions avec ce livre, même si je respecte le message qu’il véhicule et suis même d’accord sur certains points (j’ai même repris un ou deux conseils que j’essaye d’appliquer, avec plus ou moins de succès). A vous de voir si vous cherchez de la motivation et de l’inspiration pour changer votre vie.

Comme je l’ai dit au début, sans description, sans photo et sans aucune forme de relance de la conversation de la part de Loïs, la discussion s’est arrêtée là.

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